Nous vendons dans notre magasin de Courrière de1000 M2 couvert et plus de 5000 M2 extérieur tout le matériel pour étang ainsi que les plantes et poissons.
Voici les heures d'ouverture :
Courrière:
oUVERT DU MARDI AU DIMANCHE DE 10H00 A 18H00NOUVEAU EN BELGIQUE
Aquarium sans entretien ( biosphère ) , antquarium ( élevage de foumis) et plantarium ( mini serre).
Tous ces produits sont présentés sur notre site dans la rubrique écosystème.
Aqua Passion :
Notre magasin de Courrière dispose de plus de 1000 M2 intérieurs et 7.000 M2 extérieur.
Grand choix de KOIS DU JAPON CHOISI POUR VOUS AU JAPON.
Nombreux granits et décors aquatiques.
Voici quelques conseils pour L’AMENAGEMENT D’UN ETANG :
1. Le type de matériel :
a. La bâche polyéthylène : à proscrire, ne résiste pas bien aux
U.V. et au gel.
Attention, on en trouve encore dans beaucoup de commerces
(surtout les grandes surfaces).
b. La bâche polyéthylène renforcée (bâche tressée bleue ou
noir) : très bonne résistance mécanique, mais mêmes
inconvénients que la bâche polyéthylène.
c. La bâche P.V.C. : Bonne bâche.
Existe en trois épaisseurs : 0.5 mm, 0.8 mm et 1 mm.
Inconvénient : au très basses températures (à partir de -
15°) et avec le temps et les U.V., elle devient cassante à cause de la disparition de l’assouplissant du PVC)
Le collage n’est pas extraordinaire, sauf à chaud en usine.
La 0.5 est fort fragile, surtout pour les étangs avec des
pierres, des rongeurs, des chiens ou des enfants !
La 0.8 et la 1 mm sont un peu meilleures
d. La bâche caoutchouc : La meilleure sur le marché, elle offre
une très grande souplesse et une très grande résistance à
l’étirement. Elle garde toute sa souplesse jusque - 45 ° et
résiste merveilleusement aux U.V. Elle peut supporter jusque
22 tonnes au m2. Elle peut être collée (et le collage à une
très grande résistance).
La bâche peut être récupérée si l’on déménage (ce qui n’est
pas possible avec une bâche P.V.C.). Certainement le
meilleur rapport qualité/prix !
Attention aux imitations des grandes marques, faites avec des
matières recyclées, ou faite pour les toitures.
e. Le polyester : Le nec plus ultra, durée de vie +- 100 ans, il
offre des possibilités innombrables (bacs à plantes,
lagunages, pas japonais, pont, ...). Gros avantage
également : une très bonne finition et il permet une meilleur
technique de filtration rendant un équilibre supérieur.
Pour obtenir une belle finition, il est conseillé de faire un
stabilisé lissé avant de réaliser le polyester.
Inconvénient, le prix : +- 50 €/M2 + le stabilisé.
f. Le béton : son temps est révolu, toxique pour les poissons
dans un premier temps, c’est un matériau coûteux et difficile
à mettre en oeuvre (fissures dues à la chaleur ou au gel) et
qui se fissure très souvent au bout de quelques années.
g. Les bassins préfabriqués : conviennent bien aux poissons
rouges, mais pas aux kois, car les bassins ont très souvent
moins d’1m20 de profondeur
2.Profondeur et terrassement :
La plupart des plantes sont des plantes de marais, c’est-à-dire le pied dans l’eau, donc 15 cm d’eau leurs suffisent, donc là où vous désirez mettre des plantes, ne creusez pas plus profondément.
Les nénuphars peuvent se mettre entre 60 cm et 1 mètre.
Pour une bonne hivernation, nous vous conseillons de faire une fosse d’hivernation à 120 cm minimum voir plus pour les gros kois. Pour les poissons rouges et les hivers pas trop rigoureux, 80 cm peuvent suffir.
Lorsque vous creusez vos bords, donner une légère pente vers l’extérieur afin que les plantes ne tombent pas au milieu du bassin.
Nous vous conseillons également de creuser vos différences de niveau (d’un palier à l’autre) verticalement, ceci tant pour l’esthétique que pour la sécurité (une pente est très glissante, et il est difficile d’en sortir). Pour les grands étangs profonds, nous conseillons une légère pente pour la stabilité des terres.
3. Filtration :
La meilleure filtration est la filtration qui extrait les déchets de l’étang et qui les évacue. En effet si vous ne faite que transformer les déchets, il en résultera une augmentation du taux de nitrate et ensuite une prolifération des algues.
Il existe des petits filtres tonneaux avec ou sans vanne de purge permettant un nettoyage rapide du filtre. L’avantage de ces filtres est leurs prix démocratique.
Nous vous conseillons cependant les filtres externes avec plusieurs compartiments comprenant des brosses, du mat japonais, des bioballes et du substrat. Les meilleurs filtres ont des vannes de purges raccordées à l’égout à chaque compartiment, permettant d’évacuer un maximum de déchets.
Ces filtres sont réalisés en polyester, ce qui maintient bien leur forme avec le temps. En effet, un filtre bon marché se laissera plus facilement allé, et c’est la vidange de l’étang assurée. Le couvercle doit être aéré, car ces filtres sont remplis de bactéries consommatrices d’oxygène.
L’idéal est de complété cette filtration par un lagunage. Ceci consiste à faire passer l’eau au travers d’un lagunage composé de substrat bactérien planté. Le lagunage se présente souvent sous forme de petite rivière où l’on force l’eau à traverser le substrat.
On peut utiliser le lagunage comme seule filtration, mais l’entretien est alors très fastidieux (lorsqu’il se colmate).
Le substrat doit être à forte densité de population bactérienne. Le meilleur actuellement est la Zéolithe, cependant on préfère souvent le substrat pour étang ou la pierre de lave vu leur plus faible coût. Le substrat est ensuite planté avec des plantes fort diversifiées afin d’absorber le plus de toxines différentes (chaque plantes ayant sa spécificité).
Le placement du filtre a compartiment permet également d’éviter de colmater le lagunage. En effet lorsque le lagunage est colmaté, c’est un gros travail que de le nettoyer.
Il existe également des filtres enterrables et des filtres immergeables.
Vous pouvez également déposer du substrat dans le fond de l’étang, ceci contribue également à avoir un bon équilibre, surtout dans les étangs de dimensions modestes.
Pour le débit de filtration, nous conseillons que toute l’eau de l’étang passe en 4 à 5 heures (2 heures pour les étangs de kois de valeur) au travers du filtre. Le passage de l’eau au travers du filtre ne doit pas être trop lent, sinon les bactéries meurent par manque d’oxygène, ni trop rapide, sinon le filtre est lavé de ses bactéries.
Un nouveau filtre doit être ensemencé en bactéries, cela peut se faire directement (achat de bactéries prêtes à l’emploi) ou naturellement après plus ou moins un mois sans poissons (sinon vous risquez une poussée de nitrite qui risque de tuer ou d’affaiblir fortement vos poissons et d’entraîner des maladies au niveau de la peau et des branchies surtout).
Nous conseillons également de réensemencer le filtre après le nettoyage de printemps. Attention certaines bactéries ne se développent qu’à partir de 10°, d’autres à partir de 7 ou 8°.
L’emploi d’un skimmer de surface, aspirant les déchets tombant sur l’eau est également très judicieux, parce qu’il paraît que 80 % de la pollution vient par voie aérienne (feuilles, pollens, …)
4. Remplissage :
Avant de remplir votre bassin, relevez votre compteur d’eau, cela peut toujours être utile de connaître le volume réel de votre étang (pour le calcul du débit de la pompe ou lorsque vous devrez le traiter par ex.). Pour remplir, pulvérisez l’eau, cela enlèvera déjà une grosse partie du chlore (gazeux) de l’eau de ville. Nous vous conseillons de mettre tout de même un produit anti-chlore afin de complètement le neutraliser (et de neutraliser la chloramine, non gazeuse et de plus en plus utilisée), ce produit neutralise également les métaux lourds et protège les muqueuses des poissons (déjà légèrement endommagées par le simple fait de l’avoir manipulé). Vous pouvez mettre de l’eau de pluie, mais la dureté ne doit pas être trop faible (>10) et le PH doit être > à 7.
5. Oxygénation :
L’oxygénation de l’étang est primordiale, en effet, c’est elle qui contribue à avoir un étang sain et non une fosse sceptique (milieu anaérobie). De plus les plantes et les poissons ne survivraient pas sans oxygène.
L’oxygénation est le plus souvent assurée par le brassage de l’eau par la pompe, les échanges gazeux se faisant à la surface de l’eau. En été l’eau étant plus chaude, l’eau a plus de difficultés à garder son oxygène dissous, surtout pour les bassins de petite profondeur (s’échauffant rapidement). Il est alors recommandé d’augmenter l’oxygénation, soit par jet d’eau ou par pompe à air.
En hiver, la formation de la couche de glace empêche l’échange gazeux, et non seulement, l’eau n’est plus oxygénée, mais les gaz toxiques ne peuvent plus s’échapper. Il est donc primordial d’oxygéner l’étang en hiver et d’empêcher la glace chaque plante a sa spécificité et absorbera des toxines différentes des autres. Respectez bien les profondeurs de plantation et n’utilisez pas de terreau, il y a suffisamment de matières nutritives dans l’eau. Plantez plutôt dans la pierre de lave qui contribuera elle aussi à clarifier l’eau. Par contre, les nénuphars demandent un sol très riche avec apport d’engrais (attention pas de nitrate), placez-les plutôt dans une cuvette de façon à ce que tout les excréments des poissons s’y déposent.
7. Les algues :
Les algues apparaissent lorsqu’il y a un déséquilibre dans l’étang. C’est souvent le cas dans un nouvel étang (pas assez de plantes, nouvelle eau, ...). C’est aussi le cas si l’on donne trop à manger ou si l’on a trop de poissons.
Ne mettez jamais de terre dans l’étang sans quoi c’est la soupe assurée !
Nous garantissons une eau claire à trois conditions :
_ Utilisation d’un ultraviolet qui tue toutes les micro-algues en suspension.
_ Utilisation d’une bonne filtration (filtre à 4 compartiment avec purges régulières + lagunage)
_ Emploi régulier de bactéries dénitratentes (+- 2 fois par an) afin de supprimer la nourriture des algues.
8. Les poissons :
Surtout ne surpeuplez pas votre étang, préférez de « beaux poissons » à de « nombreux poissons ». La norme recommandée est de maximum 80 cm de poissons par m3. Si c’est des kois, 40 cm/M3.
Attention si vous désirez introduire des poissons de rivière, non seulement vous risquez d’introduire des parasites, mais vous risquez également une multiplication incontrôlable (ex. : rousse, épinoche, carassin sauvage, carpes, ...) et comme ces poissons ne sont généralement pas très jolis, vous apporterez une grosse pollution pour peu d’esthétique supplémentaire.
Il existe de nombreuses sortes de poissons dont certains sont utiles (comme la carpe herbivore, la carpe filtreuse, la tanche ou poisson docteur, ...)
9. L’hivernage :
En automne coupez vos plantes à ras et enlever un maximum de feuilles mortes.
Recouvrez éventuellement votre étang d’un filet.
Evitez absolument que votre étang ne gèle complètement, empêchant ainsi l’évacuation des gaz toxiques. Il y a plusieurs moyen d’y arriver : soit en plaçant un diffuseur d’air à plus ou moins 50 cm de profondeur soit par divers système antigel (ex. système Oase petite pompe placée sous un flotteur empêchant la surface de geler par la circulation de l’eau). Pour les fortes gelées, une résistance peut s’avérer utile.
Il existe maintenant des résistance avec thermostat anti-gel.
Vous pouvez arrêter votre pompe à eau dès qu’il commence à faire très froid, mais n’oubliez pas de la redémarrer suffisamment tôt, surtout si l’eau commence à se troubler (manque d’oxygène, début de phase anaérobie).
Les kois ne doivent pas subir une température inférieure à 3°, c’est pourquoi, si vous n’avez pas la bonne profondeur (N.B. : l’eau est la plus lourde à 4°, donc si vous avez suffisamment de profondeur, il y aura toujours 4° dans le fond), il vaut mieux installer un échangeur de chaleur, ou placer une résistance électrique en hiver.
10. La nourriture :
Surtout ne nourrissez pas trop, toute la nourriture doit être consommée dans les cinq minutes sinon vous risquez une poussée d’ammoniaque et de nitrite (si l’étang est récent) ou une poussée de nitrate et d’algues (si l’étang est plus ancien).
La norme idéale est de 2 % du poids du poisson par jour à 20°, soit pour 1 kg de koi, 20 grammes par jour à 20°. Attention, la température est fort importante, s’il fait plus froid les poissons mangent nettement moins, voir plus du tout !
En dessous de 10°, si vos poissons ne mangent plus, arrêtez de nourrir. Lors des fortes chaleurs, vous pouvez par contre donnez à manger plusieurs fois par jour.
Certains poissons mangent exclusivement sur le fond (esturgeons), donnez leur une nourriture coulante.
Variez la nourriture afin d’éviter les carences.
En période froide, donnez une nourriture facilement digérable (à base végétale).
En période chaude, donnez une nourriture riche en protéine (pour la croissance et les couleurs).
11. Les cascades et chutes d’eau :
Si vous réalisez une cascade, nous vous recommandons un débit équivalent à 1,5 litres par cm de cascade par seconde, mesuré à la largeur la plus large de la cascade.
Si votre terrain est plat, nous vous recommandons également de ne pas faire une cascade trop haute, car cela serait trop artificiel.
12. Entretien-maintenance :
_ Contrôler et nettoyer régulièrement votre pompe. Si le débit
diminue, il est grand temps de la nettoyer.
_ Nettoyer votre filtre régulièrement, si possible pas tout à la
fois et avec de l’eau de l’étang afin de ne pas détruire les
bactéries présentes. Si vous faites un grand nettoyage du
filtre, réensemencer en bactéries.
_ Chaque année (c-à-d après six mois de fonctionnement), changer votre lampe UV.
Retirer l’ultra-violet l’hiver, car il ne peut absolument pas
geler.
_ Au moment de la chute des feuilles, mettre un filet au-dessus de l’étang, ou ramasser le plus gros des feuilles.
_ En hiver, tailler toutes les plantes au ras de l’eau.
_ Au printemps, ne tarder pas à redémarrer votre pompe si vous
l’avez arrêté l’hiver.
Vous pouvez remettre des bactéries dans la filtration dès que
l’eau atteint 10°, ceci permet de relancer tout le processus
de dégradation beaucoup plus rapidement.